On aimerait croire que réussir sa carrière, c’est juste une question d’être le plus intelligent ou le plus acharné au bureau. Raté ! Les vrais gagnants, ceux qui collectionnent les promotions comme d’autres les timbres, usent d’un tout autre art : l’art de bien se positionner, d’adopter les bonnes postures, et d’ouvrir les portes qui mènent droit vers le sommet. Attention, pas de recette magique, mais quelques grandes lignes très réelles à suivre (et pas de jus de chaussettes ici, promis).

Sortir du lot : la stratégie avant le savoir-faire

L’idée reçue selon laquelle seuls les plus brillants et assidus avancent vite dans leur entreprise vole en éclats. Comme le résument coachs et spécialistes du recrutement interrogés par Le Figaro, grimper les échelons relève moins du génie absolu que de la capacité à changer de perspective. « Il faut savoir dépasser le côté technique de son métier pour travailler la vision et la stratégie », conseille Sylvia Lecardronnel, coach en management, fondatrice du cabinet Elle’volutions. Savoir-faire, c’est bien. Mais, savoir où va le navire, c’est mieux. On ne vous demande pas de connaître tout Wikipédia par cœur, mais de vous pencher sur :

  • les enjeux de votre filière ;
  • les défis actuels du secteur ;
  • les stratégies des concurrents (petite veille matinale, plutôt qu’un sudoku dans la salle d’attente).

Le but ? Devenir progressivement celui ou celle dans l’entreprise qui voit plus loin, et qu’« on imagine sans peine » sur un siège de haut niveau.

Les qualités qui font la différence (sans jus de chaussettes)

Antoine Riboud, manageur inspiré, pointait trois ingrédients essentiels pour toute réussite : instinct, courage, curiosité. Incontournables, selon lui, pour laisser toutes les recettes managériales trop scolaires dans le placard… Ou pour éviter d’en faire de la sauce fade. Les entreprises promeuvent aussi ceux qui savent :

  • Décider sans tergiverser indéfiniment ;
  • Trancher, même quand ce n’est pas populaire ;
  • Diriger, mot qui ne rime pas toujours avec autorité, mais qui implique d’assumer ses choix.

Mais attention, la persévérance à toute épreuve réserve parfois des lendemains qui déchantent. Nombre de professionnels qui atteignent leur objectif doivent alors faire face à un quotidien éloigné de leur passion initiale, et à des responsabilités qui ne font pas toujours rêver. Certains choisissent alors de tourner radicalement la page.

Pression, égalité et networking : quelques montagnes à gravir

Autre obstacle sur la route de la réussite professionnelle : la pression, avec une dose parfois double pour les femmes. « Nous nous mettons surtout beaucoup plus de pression que nos collègues masculins », avouent-elles en chœur. La peur de l’échec rôde, et il faut agir pour ne pas s’y laisser piéger. Ajoutez à cela le sexisme ambiant, qui fait tanguer des décennies de progrès, et vous obtenez une équation pas toujours simple, alors même que le « pays se déclasse » et que les difficultés économiques pèsent.

Face à cette réalité, certains jeunes préfèrent tester d’autres plaisirs que les murs de l’entreprise… Un casse-tête pour les entreprises, apparemment moins pour les intéressés !

N’oublions pas le networking, aujourd’hui jugé incontournable dans nombre de métiers. Multipliez les contacts, sortez de LinkedIn – oui, c’est indispensable – et gonflez votre carnet d’adresses si vous voulez vraiment faire pencher la balance des opportunités en votre faveur.

Responsabilités, flexibilité, et autres défis sur la voie du succès

À 30 ou 35 ans, prendre des responsabilités peut sembler précoce. Pourtant, de jeunes cadres sont promus non pas pour leurs seules compétences techniques, mais pour leurs qualités personnelles. Cela ne garantit pas que tout est acquis pour la suite – tout talent s’entretient, et chaque marche gravie appelle de nouvelles remises en question.

Enfin, alors qu’on vante la « flexibilité » au travail, gare au chaos potentiel ! Les tensions ne sont pas rares, et parfois, il faut oser « remettre l’église au centre du village », c’est-à-dire donner du sens, poser les bons cadres, et savoir dire stop quand la liberté vire à l’anarchie.

En conclusion : la carrière rêvée, c’est un art subtil. Oubliez la surenchère de sueur et de diplômes. Les vrais gagnants cultivent instinct, curiosité, courage, savent réseauter, décider, s’adapter et, surtout, se remettent sans cesse en question… jusqu’à se demander parfois si grimper, c’est vraiment ce pour quoi ils étaient faits. Moralité : choisissez votre sommet, et osez la voie qui a du sens pour vous. 

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