Voici comment la méthode Hugh Jackman promet de sauver votre santé mentale au travail : oubliez le syndrome du super(wo)man et découvrez pourquoi viser 85 %… c’est déjà (presque) la perfection !
Stop au 110 %, place au 85 % : l’art de ralentir (juste un peu)
Vous entendez souvent ces expressions survoltées du style « donner son 110 % », que ce soit chez les sportifs ou au bureau ? Surtout au Québec, on adore afficher la couleur en promettant la performance absolue. Pourtant, un détail frappe : on croise rarement quelqu’un qui annonce – fièrement – qu’il va se contenter de donner 85 %. Et si, justement, ce chiffre osait bousculer notre soif de gloire… pour un quotidien enfin plus serein ?
La règle des 85 % : Hugh Jackman entre en scène (sans Wolverine, promis)
Mettons tout de suite les points sur les « i » : l’acteur australien Hugh Jackman n’a pas inventé la fameuse règle des 85 %. Mais difficile de trouver un avocat plus convaincu dans la défense de ce principe. Dans le podcast « The Tim Ferriss Show », l’interprète de Wolverine s’est confié sans détour : pour lui, l’idéal pour éviter le surmenage – et sa vilaine cousine, l’implosion professionnelle – c’est d’accomplir son travail avec rigueur… mais sans pousser les curseurs à l’extrême.
Concrètement ? Jackman affirme que ce dosage vaut autant dans le monde du travail qu’en matière de performance sportive : « se donner à 85 % », c’est le secret pour exceller dans la durée. Pourquoi ? Parce qu’on a alors le luxe de la sérénité, un état de relaxation précieuse qui donne naissance à d’excellents résultats… sans perdre la boule.
Éviter le burn-out… mais pas la vie !
Cela semble logique, et pourtant : qui le pratique vraiment ? Faire de la règle des 85 % un mantra, c’est tout simplement reconnaître qu’à se tuer à la tâche, on finit rarement sur le podium, et plus souvent sur le carreau. Bref : parfois, la demi-mesure a beaucoup de panache, surtout si elle évite la case burn-out !
C’est là qu’entre en scène Gabrielle Judge, tiktokeuse de 26 ans qui cultive aussi l’art de la décomplexion professionnelle. Son credo ? Encourager majoritairement une communauté féminine à chercher ce qu’elle nomme avec beaucoup de provocation un « job de fille paresseuse ». Traduction : un emploi qui ne réclame pas de se transformer en funambule du stress ou en championne olympique du sacrifice. Son conseil détonant :
- Ne soyez pas la collègue la moins active (un minimum, tout de même…)
- Mais ne cherchez pas la médaille d’or non plus : « Soyez la deuxième pire personne de votre équipe, et vivez votre vie. »
On vous laisse méditer sur cette philosophie qui, il faut l’avouer, joue avec le feu – mais propose aussi un vrai bol d’air face à l’épuisement professionnel.
Peut-on tous adopter la méthode Hugh Jackman ?
Évidemment, il y a un souci : le rapport au travail de Hugh Jackman, avec sa carrière toute tracée et un compte en banque plein à craquer, n’est pas forcément le même que celui de l’immense majorité d’entre nous. Quant aux réflexions résolument subversives (et un poil provoc’ !) de Gabrielle Judge, elles peuvent mettre les nerfs à vif ou provoquer de grandes envies de sieste chez certains… mais pas chez tous.
N’empêche : ces deux approches méritent qu’on s’y attarde, au moins pour réfléchir collectivement à la meilleure moyenne à adopter. Comment réussir sa vie professionnelle sans foncer tête baissée (et fatiguée) vers le burn-out ?
En conclusion : la voie du milieu, même si elle n’est pas toujours glamour ou héroïque, a parfois plus de saveur, et surtout… plus d’avenir. La prochaine fois qu’on vous parlera de donner 110 %, posez-vous la question : et si votre 85 % suffisait déjà largement pour être bien dans votre job (et dans vos baskets) ?













