On vous l’a peut-être vendu comme une promenade de santé, mais créer son patrimoine après 40 ans, c’est un poil plus subtil qu’un achat d’appartement et une coupe de champagne ! Entre envolée des prix, fiscalité imprévisible et enfants à choyer (ou à financer jusqu’à 30 ans, courage…), le chemin recèle quelques méandres. Voici un tour d’horizon, honnête mais jamais morose, de ce que personne ne vous dira lors du déjeuner familial du dimanche !

Après 40 ans : un équilibre entre envies et réalité

Passé le cap des 40 ans, souvent en couple et parfois (souvent ?) lesté de l’emprunt de la résidence principale, on sent que le marathon de l’épargne ne fait que commencer. Votre pouvoir d’épargne a parfois pris cher avec les enfants et les charges fixes. Pourtant, pas question de tout mettre de côté… ou de renoncer à préparer l’avenir !

  • Pensez à ouvrir ou à vérifier l’ouverture de votre assurance-vie et de votre PEA (Plan d’Épargne en Actions) : ces enveloppes fiscales sont les bases pour optimiser la fiscalité de votre épargne future.
  • Épargner sur des supports différents selon vos projets permet de visualiser vos horizons de placement. Structurer ainsi votre investissement est recommandé par les spécialistes, tels que Ségolène Roques.
  • Pour les études des enfants, constituez une enveloppe dédiée (assurance-vie, livret, tontine) dès le berceau si possible. Cela limitera la douleur financière… et c’est l’occasion de recycler les billets glissés par les grands-parents à Noël.

À la cinquantaine, préparez votre retraite sans paniquer (ni tout reporter)

La retraite se profile (elle ne mord pas… mais elle effraie les revenus). La réforme ayant décalé l’âge de départ à 64 ans, il reste un créneau de 10 à 15 ans idéal pour vous préparer. Quand la résidence principale est remboursée, on retrouve une bouffée d’oxygène financière. À ce moment, il faut structurer son épargne pour se ménager une retraite confortable, car un cadre peut ainsi voir ses revenus chuter de 40 %! Oui, ça pique.

Mais la retraite, ce n’est pas que le jour où l’on troque l’open space contre le sudoku. Elle s’articule en deux phases :

  • Une première décennie pour se faire plaisir, voyager ou même acheter une résidence secondaire. Si c’est votre rêve, une part d’épargne liquide doit être mobilisable pour sauter dessus à 55 ans.
  • La suivante, où il faut penser dépendance et longévité : Thibaut Cossenet rappelle : une chance sur deux de devenir centenaire pour le dernier vivant du couple !

Parmi les options :

  • L’assurance-vie permet une belle diversité d’investissements et, après 8 ans de détention, offre un abattement et la possibilité de retirer 9 200 euros par an sans impôts sur les gains.
  • Le PEA permet de placer jusqu’à 150 000 euros par plan. Les gains ne sont pas imposables tant qu’il n’y a pas de retrait ; après 5 ans, seule la CSG est prélevée sur les retraits.
  • Amis de la diversification, la tontine peut aussi créer des revenus réguliers à partir de 65 ans, si vous avez placé un capital à 50 ans comme le suggère Thibaut Cossenet !

Après 65 ans : penser à la transmission… et à son indépendance

Arrivé à la retraite ou célibataire, veuf(ve), divorcé(e), la problématique change. Le risque de dépendance s’accroît, il faut alors conserver des moyens financiers suffisants pour y faire face. Un rendez-vous chez le notaire s’impose pour aborder le fameux mandat de protection future. Prévoyez qui pourra s’occuper de vous et de votre patrimoine si la santé vacille : le notaire prépare tout, le médecin viendra constater votre incapacité si besoin. Discret mais rassurant.

Il est aussi temps de faire un point sur vos actifs. Éliminez les placements inefficaces, réfléchissez à un éventuel arbitrage immobilier, car la transmission en France est une épreuve fiscale de haut niveau !

Un audit patrimonial, réalisé avec un ou deux conseillers (on compare les avis pour se prémunir des envolées lyriques du premier venu) permet d’y voir clair et de remettre de l’ordre dans cette accumulation de strates financières.

Le mot de la fin : organiser, diversifier, respirer… recommencer

Quel que soit votre âge, l’essentiel est de structurer régulièrement son patrimoine, de rester vigilant sur sa diversification, et de ne jamais perdre de vue vos besoins prochains ou lointains. Et surtout : ne vous laissez pas submerger, prenez rendez-vous pour un audit patrimonial comme on le fait pour un bilan de santé. Après tout, “faire le point”, c’est aussi arrêter d’y penser… et profiter sereinement de son parcours !

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