Tout le monde a déjà glissé quelques pièces dans une tirelire cochon. Mais combien de personnes peuvent se vanter d’avoir patiemment gardé, pièce après pièce, chaque centime perdu, ramassé ou obtenu en rendant la monnaie, sur 45 ans ? Otha Sanders, lui, a fait de cette petite habitude une incroyable aventure… et la finalité laisse bouche bée !

Une passion peu banale : collectionner les « pennies »

Dès le plus jeune âge, nombreux sont ceux à qui l’on a martelé l’importance d’économiser. Tirelire en forme de porcelet, petit livret d’épargne, parents répétant l’intérêt de mettre de côté… hop, tradition adoptée ! Avec l’âge, tout le monde n’abandonne pas forcément ce réflexe : certains conservent toujours une ou deux pièces « au cas où », pour s’offrir un voyage ou faire face à des imprévus. Rien de bien extraordinaire, jusque-là.

Mais pour Otha Sanders, Américain de 73 ans, l’histoire est d’un autre acabit. Cela a commencé de façon anodine, le jour où il découvre sa toute première pièce d’un cent – un « penny », comme on l’appelle outre-Atlantique. Soudain, c’est le déclic : il se met à traquer ces minuscules pièces égarées. Sur les trottoirs, à la plage, partout où un centime peut se cacher. Plus qu’une manie, c’est bientôt une véritable obsession…

Ramasser, cumuler… jusqu’à l’intervention divine !

Mais pourquoi tant d’efforts ? Otha Sanders a confié au magazine USA Today que cette récolte de centimes était, à ses yeux, parfois une « intervention divine ». Selon ses propres mots : « Je suis devenu convaincu que repérer un centime perdu ou tombé était une incitation de Dieu me rappelant de toujours être reconnaissant. (…) Il y a eu des jours où je n’ai pas prié et le plus souvent, une pièce perdue ou tombée se présentait à moi pour me le rappeler. » Sacrée méthode pour rester en paix avec sa conscience !

Ce n’est pas tout : l’homme a redoublé d’astuces pour en rajouter sans cesse à sa collection. À chaque achat, il s’arrangeait pour repartir avec trois ou quatre pennies de plus dans la poche. De fil en aiguille (ou plutôt, de cent en cent), sa réserve atteint des sommets qui défient l’imagination.

  • Pièces arrachées à la monnaie chaque jour
  • Pennies collectés partout où son regard se pose
  • Des dizaines de milliers de pièces (on perd vite le compte !)

Mais stocker tout cela demande de la place : Otha Sanders opte pour de géantes bonbonnes d’eau — les mêmes que l’on trouve dans les fontaines des bureaux. Résultat : 55 bonbonnes pleines à craquer de petits trésors cuivrés. Il faut bien voir les choses en grand lorsque l’on est un collectionneur modèle…

Le grand jour à la banque : une fortune en centimes

Au bout de 45 ans de patiente collecte, vient l’heure de la vérité ! Aidé de cinq amis (pas de trop pour transporter ce trésor), Otha Sanders débarque dans sa banque locale, la Ruston Origin Bank à Ruston, en Louisiane. Les employés restent littéralement sidérés devant cette scène digne d’un film : 55 bonbonnes d’eau alignées, toutes débordant de pièces.

Il fallait voir la tête du personnel : alors, compter tout à la main ? Impossible, et surtout un brin décourageant. La banque sort la grosse artillerie : les fameuses compteuses à monnaie. Des heures entières à faire vrombir les machines… Le processus s’étire, prenant près de cinq heures en tout : il faut dire qu’autant de petite monnaie, ça use, même les appareils !

  • 55 bonbonnes XXL transportées à la banque
  • Un calcul entièrement automatisé… ouf !
  • Un comité d’accueil hilare (et médusé !)

Le verdict : cinq mille centimes de gratitude… et des dents sauvées

À l’arrivée, le verdict tombe : Otha Sanders récolte très précisément 5 136,14 dollars. De quoi lui payer… une facture pour des frais dentaires ! L’homme a de quoi halluciner, et ce n’est pas qu’une image : qui aurait cru qu’une poignée de centimes ramassés par-ci, par-là — multipliée par des dizaines de milliers — équivaudrait à une somme aussi ronde ?

Cette histoire extraordinaire rappelle qu’avec un zeste de patience, beaucoup de ténacité et (parfois) un brin de foi, on peut amasser une petite montagne à partir d’une myriade de grains de sable. Si votre tirelire cochon commence à peser, ne la négligez pas : on ne sait jamais, elle paiera peut-être un beau projet… ou la prochaine visite chez le dentiste !

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