Pourquoi quitter Paris pour Valencia ? Geoffroy vous dit tout, chiffres à l’appui, sur ce qui l’a poussé à abandonner les quais de Seine pour le soleil espagnol (et non, ce n’est pas seulement le prix des cafés en terrasse !)
Deux marchés immobiliers, deux ambiances
Observateur passionné du marché espagnol, Geoffroy garde toujours un œil sur ce qui se passe à Paris. Et en ce moment, difficile de passer à côté du grand écart entre les deux marchés. Du côté de la Ville Lumière, la fête est un peu finie : les prix de l’immobilier ont chuté de 7% en un an (sources officielles à l’appui). Face à cette baisse, la dynamique est tout autre à Valencia : là-bas, les prix grimpent de 8,8% sur la même période ! Un ascenseur émotionnel… et financier.
Qu’est-ce qui explique cet écart spectaculaire ? Certains diront que c’est le soleil. D’autres, comme Geoffroy, regardent les chiffres…
Paris, quand le crédit ne joue plus la carte glamour
À Paris, la question du financement est devenue le frein majeur. Dans plusieurs arrondissements (coucou le 19e !), c’est la solvabilité qui plombe le marché. Les hausses de taux d’intérêt ont transformé l’achat immobilier en course d’obstacles :
- Les prix avaient atteint des sommets, flirtant en moyenne autour de 10 000 € le m².
- Un salaire net moyen de 4 200 € à Paris (très loin de garantir un palace vue Tour Eiffel).
- Des écarts flagrants : les revenus du 7e arrondissement sont 2,5 fois plus élevés que ceux du 19e… et cela se ressent sur le marché.
Résultat ? Si pas de problème de financement, pas de problème de stock. Mais quand le financement coinc(e), tout ralentit, et cela finit par peser directement sur les prix qui s’ajustent à la baisse. Certains quartiers, mieux lotis, résistent plus que d’autres, mais l’ambiance générale est à la correction. Car, comme le rappelle sobrement l’un des intervenants : “Les arbres ne poussent pas jusqu’au ciel !”
L’Espagne, la revanche du cash et des prix attractifs
À Valencia… pas de crise existentielle du côté des crédits. 60% des achats immobiliers se font sans recours au crédit ! La hausse des taux d’intérêt ? Quasiment un non-événement, tant le cash domine les transactions. Cela change tout :
- Le prix au mètre carré à Valencia tourne autour de 1 700 €, très loin de celui de Paris.
- Le salaire moyen y est certes beaucoup plus bas (1 500 € nets), mais il reste, selon l’analyse, de la marge pour que le marché puisse continuer à progresser.
- L’Espagne revient de loin : après l’explosion de la bulle immobilière entre 2008 et 2013, les prix ne remontent vraiment que maintenant. Autant dire qu’on part de plus bas.
Ce contexte attire naturellement ceux qui veulent investir dans une ville où la hausse est encore possible… et surtout abordable.
Et demain ? Personne n’a la boule de cristal
Attention, tout n’est pas rose : même si la péninsule ibérique a la côte, certains s’interrogent déjà sur un éventuel retournement du marché dans les années à venir. Le Luxembourg a déjà connu une chute brutale de 25% depuis le pic, preuve que “l’Espagne tient encore, mais il faut y également attendre à une baisse dans les prochaines années”.
Cela étant dit, la différence de cycle entre la France et l’Espagne reste frappante : vingt ans de hausse continue en France, quand l’Espagne a dû digérer la claque de la crise immobilière puis reconstruire lentement.
En bref ? Quitter Paris pour Valencia, c’est parier sur un marché où la progression n’a pas (encore) été mangée par les excès, et accepter le jeu du cash plutôt que celui du crédit à rallonge. Qui aurait cru que la dolce vita pouvait aussi être… un vrai choix immobilier raisonné ?
Si cela chatouille vos envies d’ailleurs, peut-être est-il temps d’aller voir ce que cache le soleil de Valencia. Et si vous doutez encore, Geoffroy est à dispo pour en discuter. Rendez-vous de l’autre côté des Pyrénées ?













